Selon le journaliste économique François Lenglet, les années qui se terminent par le chiffre 4 apportent de la prospérité, alors que celles qui se terminent en 3 sont généralement mauvaises. Et s’il avait raison ?

Tendance concernant l’activité

Plein feu sur la tendance du marché à travers des opinions recueillies, courant décembre, auprès d’un panel de notaires répartis sur toute la France. Le coup de froid anticipé par les services de négociation pour la fin 2013 s’est finalement soldé par une diminution plus légère que prévue de l’activité de décembre. Il s’ensuit une amélioration des perspectives pour les mois à venir. Compte tenu du pessimisme des négociateurs dans les estimations précédentes cette tendance devrait aboutir à une nette reprise du volume des compromis signés en fin de période hivernale. Aussi, comme l’ont constaté Mes Chantal Peron et Carole Fouquet-Fontaine, après « une fin d’année en dent de scie et énormément de rentrées et d’expertises, mais des ventes difficiles », peut-on espérer en ce début d’année la concrétisation rapide des efforts développés précédemment ?

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Tendance concernant les prix

Bien que les incertitudes économiques, toujours présentes, aient pesé sur l’évolution des prix, tout au long de l’année 2012, la tendance s’est lentement améliorée. Alors qu’en début d’année dernière, 80 % de nos correspondants pronostiquaient une baisse des prix des logements, ils n’étaient plus que 63 % à le faire en décembre pour les 2 mois à venir. Les nouvelles mesures, annoncées par le gouvernement à la mi-janvier, devraient conforter cette tendance à l’amélioration. Elles touchent, en effet, l’ensemble de l’économie, et semblent propres à tranquilliser acheteurs et vendeurs sur leurs perspectives d’avenir, quel que soit le domaine immobilier retenu (logements, terrains ou commerces).

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Le conseil des notaires

« Achetez des terrains et vendez vos logements », telle est la tendance qui ressort de cette nouvelle consultation de l’opinion des notaires sur l’évolution, à plus long terme, du marché immobilier. En effet, la proportion des acheteurs de terrain est devenue aussi importante que celle des vendeurs. Elle représente 47 % dans les deux cas, malgré un marché toujours morose. Il est vrai que le maintien à trente ans de l’exonération des plus-values sur la revente des terrains à bâtir ne facilite pas les possibilités d’acquisition et qu’il faut se précipiter dès qu’une offre correcte se profile. En revanche, l’augmentation sensible des conseils de vente de logements n’incite pas à croire à une progression des prix sur ce secteur.

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Évolution de l’environnement économique

Si le marché immobilier s’est avéré particulièrement maussade en 2013, il n’en a pas été de même de la bourse. Le CAC 40 a ainsi connu une augmentation de plus de 16 % en un an, l’indice partant de 3 700 pour atteindre 4 300 le dernier jour de l’année. Or, cet indicateur est réputé anticiper correctement les évolutions de l’économie. On peut donc espérer que les années de crise s’achèvent…

« Les nouvelles mesures, annoncées par le gouvernement à la mi-janvier, devraient conforter cette tendance à l’amélioration. »

 

Source : Immonot – Bernard Thion